Percées – Explorations en arts vivants est une revue savante francophone dédiée aux arts vivants. Les champs du théâtre, de la danse, du cirque, de la performance et des pratiques artistiques interdisciplinaires y sont réfléchis sous différents éclairages théoriques. Cette pluralité des approches permet la saisie composite d’enjeux liés aux phénomènes, aux processus, aux œuvres ou aux expériences de réception. Accordant une place importante à l’histoire contemporaine ainsi qu’à la recherche-création, la revue favorise un effritement des frontières épistémologiques et met de l’avant la porosité, les frottements et mises en écho des systèmes de pensée.

Chacun des deux numéros annuels est soumis à une évaluation à double inconnu. Les parutions comportent un dossier principal ainsi qu’une section consacrée à des articles libres. Des recensions sur des publications récentes et une section « Documents », composée de formes libres (entretiens, photographies, esquisses, paysages sonores), complètent le sommaire. La revue est également assortie de L’Extension – R&C, un espace réflexif consacré à des chantiers de création, des récits de pratiques et diverses formes essayistiques. Revue électronique en libre accès, Percées favorise, à même son support et le format des contributions, la rencontre des composantes textuelles et des matériaux iconographiques, audiovisuels ou hypermédiatiques propres aux arts vivants.

La revue est publiée par la Société québécoise d’études théâtrales (SQET) et est affiliée à Figura Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire (Université du Québec à Montréal).

Historique

La revue voit le jour en 1985. Fondée sous l’égide de la Société d’histoire du théâtre du Québec (SHTQ), elle porte alors le nom L’Annuaire théâtral en hommage à une publication éponyme de 1908. On peut distinguer trois périodes dans la politique éditoriale de cette revue. De 1985 à 1992, sous la direction de Jean-Marc Larrue, sa mission est axée sur le théâtre québécois et se veut d’abord historique. Dès 1992, la SHTQ change son nom pour celui de Société québécoise d’études théâtrales (SQET) afin d’accueillir tous les types de recherche savante dans le domaine du théâtre. Sous la direction d’André-G. Bourassa, la revue devient une vitrine ouverte à tous les spécialistes de la scène. Paraissent alors, notamment, les numéros thématiques « Le théâtre à la radio » (1991), « La scénographie au Québec » (1992) et « Esthétiques nouvelles » (1996).

En 1997, le Centre de recherche en littérature québécoise (CRELIQ, aujourd’hui le CRILCQ) prend en charge la revue dirigée par Chantal Hébert, professeure à l’Université Laval. L’Annuaire théâtral fait peau neuve, change sa présentation matérielle et devient une revue savante désireuse de multiplier les ponts entre diverses approches théoriques. En janvier 2001, Dominique Lafon prend la direction de L’Annuaire théâtral qui sera désormais chapeauté par le Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l’Université d’Ottawa (CRCCF). Les numéros produits pendant ces années s’inscrivent dans la continuité de l’exploration théorique et l’ouverture à des pratiques spécifiques comme l’indiquent les titres de certains numéros : « Méthodes en question » (2001), « Cirque et théâtralité : nouvelles pistes » (2002). Plus que jamais la revue fait appel à des spécialistes de l’étranger. La revue passe en 2008 sous la direction d’Yves Jubinville (UQAM) qui a pris acte, d’une part, du réel décloisonnement de la discipline et, d’autre part, de la multiplication des réseaux de chercheur·euses à l’échelle internationale.

En 2011 s’ouvre une nouvelle phase dans l’histoire de la revue, alors que la production est transférée de l’Université d’Ottawa à l’Université du Québec à Montréal. L’année suivante, une structure de codirection est établie. En 2012 et 2013, L’Annuaire théâtral est ainsi codirigé par Yves Jubinville et Louise Ladouceur (Université de l’Alberta), puis, en 2014, par Yves Jubinville et Jeanne Bovet (Université de Montréal). Pour marquer son 50e numéro, la revue inaugure une section consacrée aux enjeux de la recherche-création. Elle accentue aussi son ouverture aux pratiques interdisciplinaires. À partir de 2014, ces deux composantes occupent une place grandissante au sein de la revue. Celle-ci est alors sous la responsabilité de Jeanne Bovet, qui partage la codirection de 2014 à 2016 avec Hélène Jacques (Collège Lionel-Groulx), puis de 2016 à 2018 avec Catherine Cyr (UQAM), laquelle poursuit présentement la codirection avec Jean-Paul Quéinnec (UQAC). Pendant cette période effervescente, paraissent notamment les numéros « Pratiques interdisciplinaires » (2016) et « Gestes ordinaires dans les arts du spectacle vivant » (2018).

En 2020, toujours associée à la Société québécoise d’études théâtrales, la publication s’affilie à Figura Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire (UQAM). Elle passe aussi au format numérique et en libre accès avec le dossier « Corps scéniques, textes, textualités » et se dote de L’Extension – R&C,une plateforme dédiée à la recherche-création. Afin que le nom de la revue reflète davantage ses nouvelles orientations, celui-ci est changé pour Percées – Explorations en arts vivants.

À propos de la revue